Isabelle Potvin 
Soleil levant 2011
Commercial
Suite à l’obtention de mon diplôme d’études secondaire en 2006, plusieurs choix de carrière s’offraient à moi. Indécise sur celle-ci, les chemins m’ont porté sur les traces de ma mère, en comptabilité. Après un an et demi d’études et d’efforts, j’obtenais mon diplôme.
Suite à plusieurs recherches pour me trouver un emploi, j’ai obtenu un poste à temps partiel deux jours par semaine. J’ai donc complété le manque d’heure en travaillant les soirs et les fins de semaine dans une boutique de vêtements. Étonnamment, je me suis vite aperçue que mon travail à la boutique était celui que j’aimais le plus. J’en étais la première surprise, moi si timide et réservée je gagnais en confiance tout en m’apercevant que j’adorais travailler avec le public. De plus, mon travail m’a amené à faire de l’étalage en assemblant des vêtements de sorte que le coup d’œil soit parfait tout en respectant un espace souvent restreint. Cette tâche était celle que je préférais par-dessus tout.
Suite à cette constatation, j’ai rencontré une conseillère en orientation, il est vite ressorti que j’avais le profil d’une artiste autant sur le plan personnel que professionnel. Je continuais donc à travailler mais en n’étant pas vraiment comblée dans ma vie professionnelle. Pendant cette période de temps, j’ai ressenti le besoin de décroché de la réalité. Les arts tels que le dessin et la photo m’ont aidée à surmonter mes moments noirs. Suite à plusieurs commentaires sur la qualité des photos et des montages que j’en faisais l’envie de commencer une formation en photographie est devenue de plus en plus forte. Mon goût de travailler et réussir est plus fort que tout et avec la persévérance et l’effort que je mets pour atteindre mes buts je savais que j’y arriverais.
Le mois de septembre suivant, je débutais donc ma formation en Photographie qui devait durer deux ans, au centre de formation professionnel Bel-Avenir de Trois-Rivières. Cette école m’a permis de découvrir la corporation des maîtres photographes du Québec. Elle est rapidement devenue pour moi une grande famille, un support et surtout une grande source de motivation. De plus, elle me permet de me surpasser en me fournissant les outils nécessaires, par l’entremise de ses membres, de surmonter les difficultés du métier.
Lors du jugement photo 2011, j’ai obtenu deux rubans mentions, 3 rubans mérites (dont un dans la catégorie hors concours) et un ruban excellence. La journée suivante, j’ai appris que j’étais finaliste pour être photographe de l’année en commercial. Ce fût pour moi une surprise et un grand bonheur de faire partie de tous ces grands photographes. Avec la nomination pour le trophée dans la catégorie commerciale et celle pour être photographe de l’année en commercial, j’étais de plus en plus impatiente de participer à mon premier banquet. Lorsque cette fameuse soirée arriva, j’espérais dans le meilleur des mondes repartir avec le trophée de la catégorie Commercial. J’avais pensé au prix du Soleil Levant mais, puisque je n’avais au préalablement pas reçu de ruban créativité, je ne me considérais pas éligible. J’avais toutefois hâte de découvrir quelles personnes se mériterait ce merveilleux prix. Lorsque j’ai entendu mon nom, je ne comprenais plus rien, j’étais complètement dépassée par l’événement. Je crois qu’ébahie se rapprocherait plus de la réalité, c’est suite aux explications de mes confrères que j’ai finalement compris que des ajouts au niveau des créativités pouvaient être faits suite au jugement.
Pour terminer, je tiens à tous vous remercier pour l’accueil que vous m’avez réservé au sein de cette corporation et que vos encouragements et conseils sont pour moi une source de connaissance incommensurable.